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îles d'Amérique

Le cannabis et sa légalisation – les îles d’Amérique Centrale

Aujourd’hui, on se rend sur les îles d’Amérique Centrale, pour voir ce qu’il en est de la légalisation du cannabis sur ces terres-là. D’ailleurs, on conclura notre voyage cannabique sur le sol américain dès aujourd’hui.

Installez-vous confortablement, prenez une petite boisson chaude, comme une infusion au CBD par exemple, et c’est parti !

Cuba, une répression du cannabis très forte

Cuba est connue pour plusieurs spécialités, notamment le rhum et les cigares, qui sont d’ailleurs très largement consommés là-bas. En revanche, si vous comptez aller à Cuba pour vous fumer un joint, passez votre chemin !

La consommation, le transport, la vente ainsi que la production de cannabis, que ce soit du cannabis thérapeutique ou récréatif, sont durement punis par la législation cubaine. Vous pouvez risquer entre 4 et 10 ans de prison à l’heure actuelle ! Mais ces punitions n’empêchent pas la consommation de cannabis d’y être très répandue.

En effet, cette île d’Amérique est connue pour être une passerelle de trafic de drogue, et pas seulement de cannabis. C’est pourquoi, les autorités cubaines sont placées stratégiquement sur certaines voies de circulation, afin de contrôler l’arrivée de ce type de produit.

Mais la loi cubaine va encore plus loin ! En effet, le gouvernement a fait passer un arrêté appelé « Resolución 23/2020« , qui interdit d’arborer des logos ou des représentations de la plante du cannabis, que ce soit sur des T-shirts, des casquettes ou d’autres vêtements ou même la simple évocation de son nom. En créant et signant cet arrêté, le gouvernement cubain déclare explicitement la tolérance zéro en 2020 concernant le cannabis, le considérant comme une « drogue dure« .

Les îles Caïmans légalisent l’huile de cannabis

Ça bouge du côté des Îles Caïmans depuis octobre 2016. En effet, un projet de loi induit par Helen Kilpatrick, avait été fait, dans le but de faire avancer la légalisation du cannabis dans le territoire

Ainsi, la consommation d’huile de cannabis a été approuvée par le gouvernement, bien que son utilisation ne soit réservée que pour le traitement de cancer et d’autres conditions chroniques.

Le problème de ce projet de loi, c’est que la production de cette huile de cannabis médicinale n’est pas possible sur l’île-même. Il serait difficile de faire des importations des États-Unis en raison des prohibitions fédérales et des interdictions internationales mises en place.

Mais que les habitants des îles Caïmans se rassurent ! Le Canada et la Jamaïque ont indiqué qu’ils pourraient effectuer des exportations de cannabis, qu’ils produiraient localement puis enverraient vers les Îles Caïmans pour répondre aux besoins de ces derniers. Ouf !

jamaïque

La Jamaïque, symbole du cannabis

Introduit en 1860, le cannabis est souvent associé à la Jamaïque, notamment dû au mouvement du rastafarisme. Cependant, avant 2015, sa consommation et sa possession étaient punies par la loi. En effet, bien que le pays soit représenté par de nombreux médias comme le paradis pour les consommateurs de marijuana, une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 ans, pouvait être infligée si les autorités attrapaient une personne consommant du cannabis. Quant à la détention de cette plante, une amende pouvant s’élever à 100 dollars par 30 grammes accompagnée d’une potentielle peine de prison pouvant aller jusqu’à 3 ans pouvaient être également données.

Mais depuis 2015, le gouvernement Jamaïcain a amendé la « Dangerous Drugs Act » afin d’introduire de nouvelles lois concernant le cannabis.

Ainsi, il est maintenant dépénalisé de posséder 60 grammes de cannabis sur soi. En revanche, si une personne possède plus de 60 grammes, même si c’est pour sa consommation personnelle, elle se verra arrêtée et traduite en justice. La peine qu’il recevra pourra être une amende ou même écoper d’une peine de prison, avec inscription des faits dans son casier judiciaire.

La dépénalisation pour les rastafaris a également été prononcée. Ils devront néanmoins en consommer uniquement sur les lieux enregistrés comme lieux de culte rastafari.

Haïti, un commerce illégal avec la Jamaïque

Toute possession, consommation, production ou vente de cannabis et ses dérivés est formellement interdite à Haïti, et sévèrement puni par la loi.

Cependant, cela ne veut pas dire que la population ne souhaite pas consommer de la marijuana, bien au contraire.

En effet, un trafic entre la Jamaïque et Haïti a été mis en place par des organisations criminelles afin de faire passer du cannabis à Haïti, contre des armes. Le troc se fait en bateau, qui sont chargés d’une tonne et demie de cannabis et font le trajet entre la Jamaïque et Haïti. Ils reviennent ensuite à leur point de départ, remplis de pistolets et de fusils d’assaut. Ce trafic, surnommé « armes contre drogue » emploie des pêcheurs comme intermédiaires, évitant ainsi les gardes-côtes jamaïcains et américains.

D’ailleurs, en 2017, l’ONG Small Arms Survey dénombrait au moins 200.000 armes illégales en Jamaïque. Pour contrer ce type de trafic, le ministre de l’Intérieur Horace Chang a annoncé que des patrouilles aériennes seraient déployées, dans le but de lutter contre le trafic « armes contre drogues« .

porto rico

Porto Rico et les Îles Vierges britanniques autorisent le cannabis médical

Que ce soit l’une ou l’autre nation, toutes deux ont opté pour l’autorisation de consommation et de possession de cannabis à usage thérapeutique.

Pour Porto Rico, c’est le 9 juillet 2017 que la légalisation du cannabis à usage médical a été autorisée. En effet, le pays était en situation de faillite, avec une dette s’élevant à plus de 70 milliards de dollars et un taux de chômage atteignant 12%. Les autorités de Porto Rico ont alors décidé de légaliser le cannabis afin de rééquilibrer leur budget.

Quant aux îles vierges britanniques, elles ont proposé en juillet 2020 un projet de loi sur le cannabis médical, qui est cependant toujours en attente de signature par le gouverneur Gus Jaspert.

Ce projet de loi vise à légaliser l’usage du cannabis par les personnes de plus de 18 ans. Ainsi, ces personnes seraient autorisées à posséder jusqu’à 1g de « cannabis médical » sans ordonnance. De plus, pour les résidents et les touristes qui souhaiteraient posséder plus de cannabis, ils seraient autorisés à posséder jusqu’à 50g de marijuana ou 10g de résine cannabis.

La Dominique, en voit de dépénalisation du cannabis

C’est une belle avancée pour la Dominique, puisque les législateurs ont adopté un amendement de la loi de 2020 sur la prévention de l’abus des drogues. En effet, le projet de loi permettrait de dépénaliser la possession de cannabis, à hauteur de 28 grammes de cannabis/adultes de 18 ans et plus.

De plus, les anciennes condamnations inscrites sur le casier judiciaire des consommateurs seront supprimées ! Cela va libérer un grand nombre de personnes ayant subi une condamnation pour consommation de cannabis.

Et pour terminer, les résidents seront autorisés à cultiver jusqu’à 3 plantes de cannabis chez eux, pour leur consommation personnelle. Quand on vous dit que c’est une grande avancée !

D’autres îles suivent le mouvement de la Dominique

La légalisation et/ou la dépénalisation du cannabis continuent son bonhomme de chemin, et arrivent à Sainte-Lucie.

Sainte-Lucie aurait lancé, en juillet 2020, une consultation nationale sur la culture de cannabis pour un usage domestique mais également pour l’export.

En effet, actuellement, la simple possession de cannabis est très sévèrement punie, que ce soit par des amendes, qui peuvent aller jusqu’à 20 000$, ou bien une peine de prison pouvant aller de 5 à 10 ans.

Cette consultation permettrait donc d’autoriser une consommation et une exportation du cannabis, offrant de ce fait une ouverture économique nouvelle. Affaire à suivre donc …

trinidad

Trinidad et Tobago une légalisation du cannabis pour libérer les pauvres

 » Les élites fument le cannabis sans être inquiétés depuis des années. La dépénalisation aujourd’hui va empêcher les pauvres d’aller en prison’’ a déclaré Keith Rowley, premier ministre de Trinidad et Tobago.

En effet, l’administration de Trinidad et Tobago souhaite réduire la population carcérale de Trinidad et Tobago, afin d’orienter l’énergie des forces de l’ordre sur des enquêtes plus importantes, notamment concernant des crimes majeurs. 

Ainsi, il est permis, depuis le 23 décembre 2019, de posséder jusqu’à 30 grammes de cannabis pour les personnes ayant 18 ans et plus. Mais ce sont également des centaines de casiers judiciaires qui seront supprimés ! Une plantation de 4 pieds est également autorisée, si ces pieds sont cultivés chez soi ou dans un espace prévu à cet effet.

Le but de ce projet de législation est d’inclure les Trinidadiens dans le développement du secteur du cannabis. Ainsi, 30% des actions de chaque nouvelle entreprise sont alors contrôlées par les locaux.

Conclusion

La législation du cannabis et de ses dérivés poursuit son évolution en Amérique, bien qu’elle ne soit pas égale législativement parlant dans tous les pays qui la composent. Mais ça ne saurait tarder !

En tout cas, notre petit tour de la légalisation du cannabis en Amérique est maintenant terminé. Kilogrammes espère que cela vous à plu, et surtout que vous y voyez un peu plus clair maintenant. Vous savez maintenant, si vous voyagez en Amérique, les endroits où le cannabis est le bienvenu, … ou pas.

Toute l’équipe de Kilogrammes vous souhaite un bon week-end. Et n’oubliez pas notre rendez-vous du lundi, avec une nouvelle recette, qui sera sur le sujet de l’amour 😉

Passez un excellent week-end !