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Le cannabis et les menstruations

Alors oui, aujourd’hui on avait envie d’aborder un sujet qui embête un grand nombre d’entre nous : les menstruations ! Et plus particulièrement le syndrome prémenstruel (SPM). Pour ceux qui ne sont pas concernés, ne partez pas ! Vous avez sûrement quelqu’un dans votre entourage qui souffre de SPM, que ce soit une amie, votre sœur, ou même votre conjointe. Alors restez avec nous, la suite pourrait vous intéresser.

Mais quel rapport avec le cannabis nous direz-vous ? Et bien c’est justement ce que nous allons voir dans cet article de blog.

menstruation

 

 

Qu’est-ce que les SPM ?

Les personnes réglées possèdent toutes un cycle menstruel, qui en théorie dure environ 28 jours, et commence avec le 1er jour des menstruations. On va étudier un peu comment ce cycle se déroule, histoire de revoir un peu les bases (vous savez, les cours de SVT en 5e).

Donc, après les menstruations, la muqueuse utérine, qui tapisse donc l’utérus, s’épaissit. Cet épaississement permet de créer un nid douillet au futur œuf. En parallèle, un ovule se met à mûrir dans l’ovaire, ce qui donnera par la suite, l’ovulation.

L’ovulation c’est quand l’ovule quitte les trompes de Fallope, pour glisser lentement vers l’utérus. Elle se produit en général autour du 14e jour du cycle. Et c’est à ce moment précis que 2 parcours peuvent s’opérer :

  • Si l’ovule rencontre un spermatozoïde, ce dernier pénètre dans l’ovule, créant un œuf, qui viendra se nicher dans l’utérus, et s’accrochera sur l’endomètre (la fameuse muqueuse utérine). La femme trouvera son cycle menstruel modifié, puisque l’endomètre ne sera pas évacué à chaque fin de cycle, puisque l’œuf sera niché dedans.
  • En revanche, si l’ovule n’est pas fécondé par un spermatozoïde, alors la muqueuse utérine s’affine, et le surplus est alors évacué par le vagin sous la forme de saignements. C’est ce que l’on appelle les menstruations, ou plus communément, les règles. C’est alors qu’un nouveau cycle commence.

Malheureusement dans la pratique, presque personne n’a un cycle aussi parfait. C’est pour cela que l’on estime qu’un cycle allant de 25 à 35 jours est considéré comme étant normal. 

Mais il existe des femmes qui possèdent des cycles plus longs ou plus courts. On dira alors qu’elles souffrent de troubles du cycle menstruel.

Ces troubles portent d’ailleurs des noms : 

  • Polyménorrhée, pour les cycles irréguliers, avec des menstruations trop fréquentes ou bien des cycles réguliers mais réduits (<25 jours)
  • L’oligoménorrhée, pour les saignements rares avec cycle fortement rallongé (cycle > 35 jours mais < 3 mois)
  • Et pour finir l’aménorrhée secondaire, qui signifie qu’aucune menstruation n’a été noté durant 3 mois ou plus, (en l’absence de grossesse).

Vous aurez donc compris que le cycle menstruel est un système bien complexe, qui est subjectif et peut donc différer selon les personnes. Il faut aussi se rappeler que ce cycle est influencé par de nombreuses hormones comme la LSH et la FSH, mais aussi les œstrogènes, la progestérone, etc.

Et ces cycles peuvent aussi provoquer de nombreux désagréments, comme des douleurs abdominales, des migraines, des nausées, des sautes d’humeur et autres joyeusetés dans les jours qui précèdent les menstruations. Ces symptômes peuvent être plus ou moins forts, pouvant même entraver la vie quotidienne de certaines femmes.

 

Syndrome prémenstruel (SPM)

Si vous vous posez la question de savoir si vous êtes sujet.te aux SPM, il faut d’abord comprendre que l’on parle de syndrome prémenstruel (SPM) lorsque différents symptômes apparaissent 4 à 14 jours avant les règles. Ils disparaissent alors à la venue des menstruations ou juste après leur fin. 

On vous a dressé une petite liste de ces symptômes, et vous pourrez constater qu’ils sont assez nombreux :

Symptômes physiques

  • Seins douloureux et/ou sensibles
  • Prise de poids
  • Maux de tête
  • Rétention d’eau ( cellulite +++)
  • Douleurs abdominales
  • Douleurs pelviennes
  • Apparition de boutons (acné)
 

Symptômes psychiques

  • Sautes d’humeur
  • Déprime
  • Hypersensibilité
  • Anxiété
  • Irritabilité
 

Toutes ces modifications peuvent engendrer des changements dans votre comportement. Ainsi, certaines personnes peuvent remarquer qu’elles manquent de motivation, mais aussi de concentration pendant leur période de SPM. Alors que d’autres constateront que leur appétit aura augmenté, ou que leur libido sera modifiée.

 

Mais qu’est-ce qui provoque les SPM ?

La protéine C Réactive

Des scientifiques américains se sont penchés sur le sujet, et ont mené une étude en 2016 sur 3 202 femmes réglées, pour comprendre d’où pouvaient provenir les SPM.

Il s’agirait d’une protéine, du nom de protéine C réactive plus connue sous le nom de CRP, qui provoquerait une inflammation aiguë. Cette protéine, synthétisée par le foie, apparaît alors dans le sang en cas d’inflammation de l’organisme. Or, selon les chercheurs à l’origine de cette étude, les femmes qui souffrent de SPM ont de haut niveau de CRP dans leur sang.

Cette étude a été effectuée afin d’aider les professionnels de santé à mieux accompagner les personnes souffrant de SPM, pour les soulager au mieux.

Mais il existerait une autre cause, qui serait bien plus probable : un déséquilibre hormonal.

 

Un déséquilibre hormonal

Faisons un petit bond en arrière, et replongeons-nous dans nos cours de lycée sur la biologie.

On sait que les menstruations sont contrôlées et régulées par toute une série d’hormones. Ces hormones sont alors sécrétées par plusieurs « organes », qui sont l’hypophyse, l’hypothalamus et les ovaires. Les hormones qui se libèrent tout au long du cycle féminin interagissent également avec d’autre hormones dans le cerveau, comme la sérotonine par exemple qui régule l’humeur. Ces dernières peuvent également influer sur les fonctions corporelles (sommeil, faim, équilibre hydrique et électrolytique, etc. ), ce qui peut contribuer à rendre les SPM inconfortables voire handicapants. 

Toutefois, il existe encore d’autres facteurs qui peuvent intervenir dans le cycle menstruel. Aujourd’hui, on n’est encore incapable de comprendre pourquoi certaines personnes ont des symptômes prémenstruels très importants et d’autres pas.

 

Alors pourquoi souffre-t-on de SPM ?

On peut supposer que les personnes affectées réagissent peut-être différemment aux hormones. Elles peuvent peut-être réagir de manière plus sensible aux produits de décomposition de la progestérone par exemple. Ici la cause serait donc d’ordre génétique, mais il existe d’autres facteurs entrant dans la modification du cycle menstruel.

Ainsi le stress, une alimentation déséquilibrée, le tabagisme, ou encore le manque d’activité physique sont autant de facteurs qui peuvent influer sur les SPM. On peut aussi parler de l’action de certains médicaments sur le cycle menstruel, comme la contraception orale par exemple.

Avoir un cycle régulier est important car, outre le fait que ce soit plus confortable pour la personne concernée de savoir où elle en est dans son cycle ( bye-bye les règles surprises qui tâchent notre beau pantalon beige), cela permet d’atteindre la maturation mensuelle d’un ovule. Cela a donc une grosse répercussion sur la fertilité.

En effet, si le cycle menstruel de la personne désirant un enfant est trop court, le risque est que l’œuf fraîchement fécondé ne réussisse pas à se nicher dans l’utérus correctement, dû à un endomètre trop fin.

 

Comment calmer les SPM  ?

On avait parlé de cannabis au tout début de notre article, vous vous souvenez ? Et bien c’est maintenant qu’il entre en jeu.

En effet, comme nous l’avons vu précédemment, les SPM provoquent des symptômes pas très joyeux, c’est le moins que l’on puisse dire.

Vous avez notamment tout ce qui est douleurs abdominales (crampes, contractions, etc.) mais aussi troubles de l’humeur, qui pourront être diminués avec l’utilisation du CBD.

Par exemple, le célèbre neurologue et psychopharmacologue, Ethan Russo a noté dans une évaluation historique qu’il a mené en 2002, que la Reine Elizabeth elle-même, consommait du cannabis pour traiter ses crampes menstruelles. Il a découvert également que les docteurs de l’ère victorienne prescrivaient du cannabis pour les douleurs menstruelles.

En effet, les cannabinoïdes contenus dans le cannabis, et plus particulièrement celle nommée THC, pourraient aider à calmer les muscles en tension qui provoquent des crampes pendant les règles, agissant ainsi comme un véritable relaxant musculaire.

De plus, le cannabis pourrait aider à surmonter les sautes d’humeur que subissent certaines personnes pendant leur cycle menstruel.

En effet, puisque certaines études tendent à montrer que la marijuana pourrait aider les personnes souffrant d’anxiété et d’épisode de  dépression.

Les effets permettant de lutter contre ces changements d’humeur sont généralement attribués au CBD. Ce composé non psychoactif détient le même processus que celui recherché dans les antidépresseurs, c’est-à-dire une  inhibition de la récupération de la sérotonine.

Mais pourquoi ce neurotransmetteur spécialement et pas un autre ?

Et bien c’est parce que le niveau de sérotonine influence directement sur notre bien-être général, notre sensation de bonheur et bien entendu, sur notre moral. Mais ce neurotransmetteur joue également sur d’autres processus physiologiques, comme le sommeil, le désir sexuel, le contrôle de l’appétit ou de la douleur.

Ainsi, en prenant du CBD, le taux de sérotonine va augmenter, déclenchant une sensation du bien-être permettant de réduire l’état dépressif.

 

Les menstruations et les SPM

Maintenant, vous savez (si vous ne le saviez pas avant) ce que sont les SPM, et surtout comment en réduire les symptômes. Bien que les SPM sont plutôt communs, il est important de ne pas les négliger, car ils peuvent peser lourd, autant physiquement qu’émotionnellement pour la personne concernée, et peuvent être difficiles à gérer.

Si vous sentez que certains symptômes vous sont familiers, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant et/ou votre gynécologue afin de convenir d’un traitement qui pourrait vous soulager.

Cet article est terminé, l’équipe Kilogrammes espère qu’il vous a plu. N’hésitez pas à nous partager votre histoire d’SPM dans les commentaires, peut-être que votre expérience pourra en aider certain.e.s 😉

Et nous on se retrouve vendredi pour un nouvel article !